29 November, 2006

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"Gewiss, wer das Sinnlose, das Hoffnungslose dieser Welt sieht, kann verzweifeln, doch ist diese Verzweiflung nicht eine Folge dieser Welt, sondern eine Antwort, die er auf diese Welt gibt, und eine andere Antwort wäre sein Nichtverzweifeln, sein Entschluss etwa, die Welt zu bestehen, in der wir oft leben wie Gulliver unter den Riesen."
Friedrich Dürrenmatt
"Theaterprobleme"

25 November, 2006

ZEIT mit .....

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ZEIT: Was ist das Tabu beim Fernsehen?
Kroetz: Dass man sich überhaupt informiert, was da abläuft. Das ist Unterschichtenfernsehen. Gebildete Menschen haben keine Zeit zum Fernsehen. In unseren Kreisen gibt doch keiner zu, dass er Zeit zum Fernsehen hat. Aber ich habe es gemacht, bis zum nächsten Morgen, monatelang. Ich habe dieses Arbeitslosen-Hartz-IV-Programm durchgezogen. Und wenn du mal so zehn Stunden fernsiehst und weißt, dass du in der Früh nicht aufstehen musst, du bist so was von zugemüllt. Was da zu sehen ist: die geile Oma, die sich auf dem Schreibtisch wälzt, Menschen, die für 20Euro Hundefutter fressen. Die niedersten Instinkte werden bedient. Aber das bestraft niemand. Es regt sich keiner auf, dass unsere Kinder mehr Zeit vorm Fernsehen verbringen als in der Schule. Dass diese Form der Volksverblödung nicht strafbar ist, ist ein Skandal. Marx hat gesagt: Religion ist Opium fürs Volk. Heute ist Fernsehen das Opium. Das Fernsehen hält die Millionen Arbeitslosen ruhig – und zwar auf grausame Art.

ZEIT: Es gibt auch gute Sendungen im Fernsehen.
Kroetz: Ja, ganz hervorragende. Aber man muss gebildet sein, um Fernsehen richtig zu nutzen. Es heißt immer, die Medienindustrie ist eine ganz normale Industrie. Aber das ist sie nicht, weil es hier um die Herzen und Seelen geht. Was diese 24-Stunden-Berieselung anrichtet – wir werden uns noch wundern. Als das Privatfernsehen eingeführt wurde, haben wir vom Schriftstellerverband dagegen wie die Löwen gekämpft. Keine Sau hat das interessiert: Was wollen diese Mäuse? Wir Mäuse haben damals schon gesagt, das ist die größte geistige Katastrophe, die auf uns zukommt.

ZEIT: Was ist zu tun?
Kroetz: Ich bin dafür, die Werbung im Fernsehen zu verbieten. Dann würde sich das meiste Privatfernsehen von selbst erledigen.
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"Je travaille pour repondre à l´angoisse."
Valeria Bruni Tedeschi

24 November, 2006

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Durchdenke das Verständliche und du kommst zu dem Schluss, dass nur das Unverständliche Licht spendet.
Saul Bellow

23 November, 2006

15 November, 2006

"Sie sind noch so jung, so vor allem Anfang, und ich möchte Sie, so gut ich es kann, bitten, Geduld zu haben gegen alles Ungelöste in Ihrem Herzen und zu versuchen, die Fragen selbst liebzuhaben, wie verschlossene Stuben und wie Bücher, die in einer sehr fremden Sprache geschrieben sind.
Forschen sie jetzt nicht nach den Antworten, die Ihnen nicht gegeben werden könnnen, weil Sie sie nicht leben könnten, und es handelt sich darum, alles zu leben.
Leben Sie jetzt die Fragen. Vielleicht leben sie dann allmählich, ohne es zu merken, eines fernen Tages in die Antwort hinein."
Rainer Maria Rilke
La double vie de Veronique

14 November, 2006

petite lecon de .....

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Bruno Dumont:
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"Je ne peux pas, je ne peux pas. Vous l'avez dit. Je ne peux pas envisager le cinéma de façon intellectuelle. Je pense que le penseur, le philosophe est un homme qui travaille avec des concepts. Le cinéaste – et c'est Deleuze qui disait ça – c'est un penseur mais qui ne pense pas en concept. Il pense en images, en temps. C'est de la pensée mais pas conceptuelle. C'est de la pensée crue. Je pense que le cinéma est antérieur à la pensée. Le cinéma nous met en contact avec la matière de l'écrivain. Mais sa matière est encore informelle, brut. C'est pour ça que je fais tout pour cantonner mon cinéma à la crudité et empêcher de passer au concept, au langage, à la méditation, à la réflexion. C'est un film sauvage."
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"Oui, je pense que la préparation et l'écriture est une façon de me préparer moi. De préparer ma sensibilité. De me mettre en état, sachant que sur le tournage, je ne fonctionne qu'à l'instinct. De toute façon, tout est prêt: le scénario est écrit, les positions de la caméra ont été choisies, l'équipe est choisie, le nombre de plans sur la scène a été fixé, donc je peux improviser. À la limite, je peux faire des choses complètement folles puisque de toute façon, il y a des sécurités qui sont là."
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"Ca se voit les films qui ne sont pas tenus par les réalisateurs. Un réalisateur doit savoir ce qu'il veut. Moi, pour savoir ce que je veux, il faut que je prépare. Il ne faut pas croire que j'ai des idées, comme ça. J'ai passé beaucoup de temps dans le désert, sur les routes, à rouler, à rouler, à me dire: "La caméra, je la mets où ?".
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"Je pense que si vous voulez faire du cinéma, il ne faut pas aller au cinéma, ça c'est clair. Il vaut mieux prendre un petit café sur un trottoir. Le début du cinéma, c'est le regard."
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"Ce qui m'intéresse, c'est ce qui est premier, primitif, sauvage. On est civilisés et on a besoin de se confronter à l'homme primitif qui est en nous et qu'il faut purger tous les jours. Tous les jours, il faut purger. La civilisation est fragile. La civilisation ne passe que par la catharsis, par la purge. On a besoin de sang, on a besoin de sexe. On a besoin de faire ça dans les salles de cinéma."
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"Le problème, c'est le spectateur. Je fais des films avec des spectateurs donc, ça dépend aussi de la modernité du spectateur. Jusqu'où peut-il aller ? Qu'est-ce qu'il peut entendre ? Qu'est-ce qu'il peut comprendre ? C'est le problème de la musique contemporaine, de la peinture contemporaine, de la sculpture contemporaine. C'est le problème du contemporain. Ce n'est pas tant l'auteur que le spectateur."Je pense que le problème du cinéma aujourd'hui est un problème politique, de civilisation. Il faut savoir ce qu'on veut. Si on continue à passer des conneries à la télé, on aura des cons, c'est clair. C'est pour ça que dans les années 70 – c'est fini ce moment-là - vous aviez des cinéphiles. Le spectateur de cinéma d'aujourd'hui n'est pas un spectateur, c'est un consommateur. Il consomme les films avec les cartes machin, il rentre, ça ne lui plaît pas, il sort. Donc, ça va être de plus en plus difficile de faire du cinéma si on ne fait pas la révolution."
"Gib dem Publikum die Unvollkommenheit der Wirklichkeit: glaube nicht länger an die Unbeweglichkeit der Welt, ergreife Besitz von Kultur in jeglicher Ausformung des Geistes, revidiere unsere sich verändernde Existenzen im flirrenden Licht des kinematographischen Projektors. Geh in die Probleme hinein. Lebe die Illusion deines Lebens."
Bruno Dumont

11 November, 2006

Francois Ozon - Gouttes d'eau sur pierres brûlantes

06 November, 2006

"Je pense que quelqu’un qui n’est pas curieux de la vie, de l’information, qui n’a pas de démarche personnelle, ne peut pas être un artiste intéressant. Il deviendra un ouvrier de la danse, ce qui n’est pas la même chose."
Nicolas le Riche
"The American film model [is] total illusionary masturbatory massage."
Greenaway
" I think that the greatest art works - and I exclude those found in film - have had far greater means [than a straight line narrative] at their disposal. Only cinema narrows its concern down to its content, that is to its story. It should, instead, concern itself with its form, its structure. Artistically, film is a very rich medium, it has so many indescribable possibilities, and hardly anyone uses them."
Peter Greenaway
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"Le cinema sonoré a invente le silence."
(Bresson)

01 November, 2006