"man wird mühelos begreifen, dass er kein ziel hatte, und hier liegt das unglück. wer hätte ihn beleben, erregen können? die liebe? er ging ihr aus dem weg; der ehrgeiz ließ ihn lachen; nach geld war seine habsucht recht groß, aber seine faulheit siegte, und außerdem wer ihm auch eine million es nicht wert, sie zu erringen; der luxus paßt gut zu dem im überfluss geborenen menschen; wer aber seinen reichtum verdient hat, weiß ihn fast nie zu verwenden; sein hochmut war so beschaffen, dass er auch keinen thron gewollt hätte. ihr werdet mich fragen: was wollte er denn? ich habe keine ahnung, aber mit gewißheit dachte er keineswegs daran, sich später zum abgeordneten wählen zu lassen; er hätte sogar den posten eines regierungspräfekten ausgeschlagen, mitsamt dem gestickten frack, dem um den hals gelegten ehrenkreuz, der ledernen hose und den reitstiefeln an den festtagen. er las lieber andre chenier als minister zu sein, er wäre lieber talma als napoleon gewesen. er war ein mensch, der ins falsche, verworrene verfiel und großen mißbrauch mit beiwörtern trieb."
"On concevra sans peine qu'il n'avait pas de but, et c'est là le malheur. Qui eût pu l'animer, l'émouvoir ? l'amour ? il s'en écartait ; l'ambition le faisait rire ; pour l'argent, sa cupidité était fort grande, mais sa paresse avait le dessus, et puis un million ne valait pas pour lui la peine de le conquérir ; c'est à l'homme né dans l'opulence que le luxe va bien ; celui qui a gagné sa fortune, presque jamais ne la sait manger ; son orgueil était tel qu'il n'aurait pas voulu d'un trône. Vous me demanderez : Que voulait-il ? je n'en sais rien, mais à coup sûr, il ne songeait point à se faire plus tard élire député ; il eût même refusé une place de préfet, y compris l'habit brodé, la croix d'honneur passée autour du cou, la culotte de peau et les bottes écuyères les jours de cérémonie. Il aimait mieux lire André Chénier que d'être ministre, il aurait préféré être Talma que Napoléon. C'était un homme qui donnait dans le faux, dans l'amphigourique et faisait grand abus d'épithètes."
Gustave Flaubert "
Novembre"
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